Java - Indonésie

  • Matériaux : Pierres
  • Intérêt aujourd’hui ? : S’inspirer de cet exemple démontrant l’importance de la gestion des eaux pour des édifices pérennes.
  • Pays : INDONESIE
  • Île : Java
  • Climat : Équatorial région tropicale
  • Température moyenne : 26°C à 32°C
  • Géologie – Environnement : Volcanique / Végétation diversifiée / Sols fertiles
  • Notes : même ensoleillement toute l’année / peu de variations de température / 2 saisons : sèche et humide / Variations principales en fonction de l’altitude 

Notes

Borobudur est un important site Bouddhiste situé sur l’île de Java à proximité de la ville de Yogyakarta bâti entre le VIIIe et le IXe siècle. Il est redécouvert aux alentours de 1800 c’est à cette époque que  commence de longues campagnes de défrichages et de restaurations qui continuent encore aujourd’hui. En 1973, une grande campagne est entamée, financée par l’UNESCO. Ce site est aujourd’hui un haut lieu de tourisme et de pèlerinage en Indonésie

L’importance de la gestion de l’évacuation des eaux en particulier en zone humide vient du fait que les remontées capillaires, les infiltrations sont les causes principales des dégradations des monuments en pierre ou autres matériaux. Borobudur en est un parfait exemple et ce durant toutes ses campagnes de restauration.

En raison du budget limité, la restauration se concentra d’abord sur le nettoyage des sculptures et ne résolut pas le problème du drainage. Durant quinze ans, les murs des corridors s’abîmèrent et les bas-reliefs montrèrent de nouvelles fissures et de nouveaux signes de détérioration.La raison est due en partie à  l’emploi du béton dans lequel du sel alcalin et de l’hydroxyde de calcium s’infiltrèrent et se diffusèrent dans tout le monument. Cela causa des problèmes qui entraînèrent par effet ricochet l’obligation  de faire de nouveau des rénovations et cette fois plus en profondeur.

Un fait intéressant sur ce monument est qu’il a été équipé dès sa construction d’un système de drainage des eaux de pluie, permettant à l’édifice de résister aux violentes crues de la région. Pour éviter les inondations, cent becs verseurs sont répartis à chaque coin du temple. Au vu des dégradations du temps au moment de la redécouverte du site, il a fallu améliorer le système en 1973 par un scellement béton et des tuyaux en PVC. Des couches imperméables et des couches filtrantes furent ajoutées. Ce projet colossal impliqua environ 600 personnes.

Pour la petite histoire

Nous avons eu la chance de visiter Borobudur et Prambanan durant notre séjour à Yogyakarta ( cf Journal de Bord ) sur l’île de Java. L’Indonésie est composée d’îles volcaniques à forts risques sismiques : l’architecture religieuse qui se doit d’être pérenne a dû être adaptée en fonction de ces conditions parfois extrêmes.

Un Stûpa est censé être un sanctuaire dédié à Bouddha, mais parfois ce ne sont que des symboles de dévotion au bouddhisme. Un temple, doit être la maison d’une divinité et avoir des lieux de culte internes. C’est la complexité et la conception minutieuse de l’édifice qui suggère que Borobudur était un temple. Les pèlerins étaient guidés par un système d’escaliers et de corridors leur permettant d’atteindre la plate-forme la plus haute. Chaque plate-forme représente une étape du chemin vers l’illumination, d’après la cosmologie bouddhiste

Les gargouilles sculptées des évacuations d’eau et le système mis en place durant la restauration de 1973

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